Pierre André Amanieu
Camp militaire de Souge, Martignas sur Jalle (33127), Aquitaine, France (Carte)
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Né le 29 juin 1895 à talence (Gironde). Ouvrier électricien au port autonome comme gruttier. En contact avec Paillé, un des leaders de la CGT unitaire qui est un actif militant du Parti communiste. Les grandes confrontations , contre la montéedu fascisme, autour du front populaire et les grèves de mai-juin 1936, avec le formidable mouvement populaire seront un révélateur pour André. Il adhère au Parti communiste. A la dissolution du Parti communiste, il s'engage dans l'activité clandestine. Le 22 novembre 1940, une perquisition est effectuée à son domicile sans résultat. Assigné à résidence surveillée au foyers des émigrants. 24 quai Bacalan à Bordeaux. Le préfet tranmet son dossier à la feldkommandantur, il ajoutera l'appréciation du commisaire Poinsot: "rien dans son attitude ne permet de penser qu'il s'est désolidarisé de l'action de l'ex-parti communiste. Il sera fusillé le 24 octobre 1941 au camp militaire de Souge. " 0 mes Amis si je meurs vous saurez pouquoi ce fut "
Le 24 octobre 1941, au matin, furent exécutés par les nazis, enterrés dans la fosse commune encore visible, 50 Patriotes Résistants victimes à Bordeaux des premières fusillades massives. Trois exécutions isolées avaient eu lieu en ce lieu en 1940 et 1941.
A la libération, ils furent tous dignement inhumés selon la volonté des familles. Stèle de la Première enceinte au Camp militaire de Souge, près de Bordeaux (Gironde) . Le 24 octobre 1941, cinquantes hommes ont été exécutés par les Allemands dans ce camp, en représailles d'un attentat perpétré à Bordeaux contre le conseiller militaire Reimers. La politique de la terreur appliquée par les occupants avait pour nom" le code des otages "pour un Allemand tué en France, des détenus internés dans les prisons ou dans les camps étaient passés par les armes. La grande majorité de ces fusillés étaient communistes pouchassés sous la 3ème République après le pacte germano-soviétique, et enfermés dans des camps comme celui de Mérignac-Beaudésert. Leur mort fut l'aboutissement de la politique de répression anticommuniste menée par nos gouvernements et parachevée par l'ennemi. C'est en cela que ce drame fut un assassinat politique qui bénéficia de l'appui de l'administration et de la police française.( Source: Les 50 0tages de Bordeaux - Christophe Dabitch - Editions C.M.D.
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Photo de la plaque communiquée par : Jean-Jacques Guilloteau
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