Roger Allo
Camp militaire de Souge, Martignas sur Jalle (33127), Aquitaine, France (Carte)
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Né le 5 mai 1906 à Sant-Nazaire (Loire Inférieure). Responsable des Jeunesse Communiste. A son retor du service militaire effectué au Maroc; il est embauché aux Chantiers du Sud-Ouest à Bacalan ou il fait la rencontre de militants du syndicat CGT unitaire, il s'engage dans l'activité syndicale. Il est licencié des chantiers en mars 1929. En 1936, il part pour l'Espagne, dans les Brigades internationales, pour deux ans. Il retrouve un emploi dans l'automobile, chez Malleville et Pigeon.. Il n'en poursuit pas moins son engagement aux Jeunesses communistes. Il est de toutes les manifestations contre la guerre et le fascisme. Mobilisé en septembre 1939 il est démobilisé le 17 août 1940. A peine &-t-il le temps de reprendre sa place dans l'activité illégale du Parti communiste que le préfet (Pierre Alype) le fait arrêter le 22 novembre 1940 et incarcérer à l'hôtel des émigrants au 24 quai de Bacalan à Bordeaux, puis au camp de Mérignac, avec 148 autres communistes. Lorsqu'il faudra désigner 50 otages, le Préfet n'hésitera pas, le 21 février il avait communiqué à la Feldkommandantur son dossier et un rapport dans lequel il avait repris l'appréciation du commissaire central Poinsot: "Militant actif et dangereux, soupçonné de se livrer à l'intérieur du camp à une sournoise propagande révolutionnaire.Il passera sa dernière nuit au Fort du Hâ. Fusillé le 24 octobre 1941 au camp militaire de Souge. " 0 mes Amis si je meurs vous saurez pourquoi ce fut "
Le 24 octobre 1941, au matin, furent exécutés par les nazis, enterrés dans la fosse commune encore visible, 50 Patriotes Résistants victimes à Bordeaux des premières fusillades massives. Trois exécutions isolées avaient eu lieu en ce lieu en 1940 et 1941.
A la libération, ils furent tous dignement inhumés selon la volonté des familles. Stèle de la Première enceinte au Camp militaire de Souge, près de Bordeaux (Gironde) . Le 24 octobre 1941, cinquante hommes ont été exécutés par les Allemands dans ce camp, en représailles d'un attentat perpétré à Bordeaux contre le conseiller militaire Reimers. La politique de la terreur appliquée par les occupants avait pour nom" le code des otages "pour un Allemand tué en France, des détenus internés dans les prisons ou dans les camps étaient passés par les armes. La grande majorité de ces fusillés étaient communistes pouchassés sous la 3ème République après le pacte germano-soviétique, et enfermés dans des camps comme celui de Mérignac-Beaudésert. Leur mort fut l'aboutissement de la politique de répression anticommuniste menée par nos gouvernements et parachevée par l'ennemi. C'est en cela que ce drame fut un assassinat politique qui bénéficia de l'appui de l'administration et de la police française.( Source: Les 50 0tages de Bordeaux - Christophe Dabitch - Editions C.M.D.
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Photo de la plaque communiquée par : Jean-Jacques Guilloteau
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