René Balloux
Camp militaire de Souge, Martignas sur Jalle (33127), Aquitaine, France (Carte)
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Né le 27 février 1904 à Paris XIIIe. Demeure à Talence. Ouvrier carreleur. Il est membre du Parti communiste à la cellule Vaillant-Couturier. Connu comme un militant actif. La police est informée dans le deuxième trimestre de 1940, d'une recrudescence de distributiion de tracts du Parti communiste à Talence. Connu de la police, il est fiché aux renseignements généraux. Un arrêté préfectoral du 14 décembre 1940 ordonne son arrestation, et l'astreint à séjourner au 24, quai de Bacalan à Bordeaux, libéré en janvier 1941. Après l'attentat de Pessac, il est de nouveau arrêté, et interné au camp de Mérignac. Fusillé le 24 octobre 1941 au camp militaire de Souge. " 0 mes Amis si je meurs vous saurez pourquoi ce fut "
Le 24 octobre 1941, au matin, furent exécutés par les nazis, enterrés dans la fosse commune encore visible, 50 Patriotes Résistants victimes à Bordeaux des premières fusillades massives. Trois exécutions isolées avaient eu lieu en ce lieu en 1940 et 1941.
A la libération, ils furent tous dignement inhumés selon la volonté des familles. Stèle de la Première enceinte au Camp militaire de Souge, près de Bordeaux (Gironde) . Le 24 octobre 1941, cinquante hommes ont été exécutés par les Allemands dans ce camp, en représailles d'un attentat perpétré à Bordeaux contre le conseiller militaire Reimers. La politique de la terreur appliquée par les occupants avait pour nom" le code des otages "pour un Allemand tué en France, des détenus internés dans les prisons ou dans les camps étaient passés par les armes. La grande majorité de ces fusillés étaient communistes pourchassés sous la 3ème République après le pacte germano-soviétique, et enfermés dans des camps comme celui de Mérignac-Beaudésert. Leur mort fut l'aboutissement de la politique de répression anticommuniste menée par nos gouvernements et parachevée par l'ennemi. C'est en cela que ce drame fut un assassinat politique qui bénéficia de l'appui de l'administration et de la police française. Source: Les 50 0tages de Bordeaux - Christophe Dabitch - Editions C.M.D.
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Photo de la plaque communiquée par : Jean-Jacques Guilloteau
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