AUX Fusillés de PORT de ROCHE
LANGON (35660), Bretagne, France (Carte)
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LANGON, dès le début de l'occupation allemande, un groupe de jeunes gens de Langon, ayant appris que Melle Marie Moquet, demeurant à Port-de-Roche en Langon,avait une filière pour faire partir les prisonniers évadés s'étaient adressés à elle pour lui demander de les aider à rejoindre le général de Gaulle. Ces quatre jeunes étaient: Marcel Philippe, Armand Jolivet, Henri Coignard et Xavier Moquet. Melle Moquet les en dissuada, en leur montrant qu'il y avait beaucoup à faire sur place pour organiser la résistance à l'envahisseur. C'est ainsi que fut créé, à l'initiative de Melle Moquet, le premier groupe de résistants de Langon qui s'occupa, dans un premier temps, d'organiser des planques,fournir de faux papiers, ravitailler et escorter des prisonniers évadés. Dans un deuxième temps, ils s'occupaient, toujours avec Melle Moquet des réfractaires S.T.O. et d'aviateurs alliés abattus. Un peu plus tard, ce fut encore Melle Moquet qui les mis en contact avec Jean Legal qui appartenait au réseau F.T.P.F. du commandant Petri. Ils reçurent alors des armes parachutées et des explosifs dont ils se servaient pour saboter la voie ferrée Rennes-Redon.C'est probablement aussi Melle Moquet qui signala au même Jean Legal( de son vrai nom Francis Boursier, de Louvigné-du-Désert) la présence d'un groupe de réfractaire du S.T.O. parmi lesquels Raymond Provost, Lucien Letort et Albert Provost qui formèrent bientôt un deuxième groupe de combat, sous les ordres de Joseph Guérin. Ce groupe participa à un important parachutage d'armes dans les landes de Bagaron en Pléchâtel et, au moment du débarquement fit des destructions de voie ferrée au tunnel de Corbinière, au pont de Droulin et en divers autres emplacements. Il y avait à Langon un troisième groupe de résistants autour d'André Métayer, originaire de la région de Monfort et qui comprenait entre autres Auguste Guérin qui sera fusillé plus tard. Le groupe de Marcel Philippe fut envoyé par Melle Moquet le 11 juin 1944 se joindre à St Marcel, se joindre aux parachutistes du colonel Bourgoin. Il participa aux combats du 18 juin 1944 près du château de Sainte-Geneviève. De retour à Langon, ce groupe reprit ses sabotages et fit sauter en particulier la route du pont de chemin de fer de la Piais le 21 juillet 1944. A l'arrivée des amméricains, deux groupes se trouvaient réunis à Langon, celui de Marcel Philippe et celui d'André Métayer. ILs reçurent la mission d'empêcher les Allemands de faire sauter le pont de Port-de-Roche sur la Vilaine. Ils commencèrent leur garde au pont le 3 août au soir.Ils arrêtèrent, pendant les deux jours suivants, une vingtaine d'Allemands dont une équipe qui était chargée de démolir le pont. Les prisonniers étaient remis, dès leur capture; à des Américains à Sainte -Anne-sur-Vilaine. Mais ces deux chefs de ce maquis devaient être tués: Francis Boursier (allias Jean Legal) à Pipriac le 3 août, Armand Jolivet, du groupe Philippe, fusillé le 6 août au Grand-Fougeray. Enfin, dans la nuit du 6 au 7 août 1944 les deux groupes qui constinuaient leur garde au Pont du Port-de-Roche furent attaqués par traitrise par une colonne blindée allemande venant de Guipuy et arborant des drapeaux français. Six maquisards furent faits prisonniers, puis fusillés: Jean-Baptiste Lebreton, Auguste Guérin, Jules Lefrêche, Gabriel Nevou, Célestin Poullain,et Jean Lepère. Source: Les Hauts Lieux de la Résistance en Bretagne de Alain Lefort et Bernard Lucas; Editions Ouest-France.
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Photo de la plaque communiquée par : Jean-Jacques Guilloteau
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