Louis de Clercq
Square Georges Lamarque, place Denfert-Rochereau, 14ème, Paris (75014), Ile de France, France (Carte)
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Né le 1/1/1917 à Nérondes (Loire). Entré aux Compagnons de France à Crépieux-Le-Pape au début de 1943 par l'intermédiaire de son ami André Aumonier, Louis de Clercq a été chargé de l'information au service de la documentation. En juillet 1943, désireux de prendre une part active la lutte contre l'ennemi, il demande à son chef de service, Georges Lamarque, de l'introduire dans un groupe de résistance. Georges Lamarque, qu dirigeait lui même un service de renseignements militaire (les « Druides »), l'admet aussitôt dans son réseau. Jusqu'en août 1994 il effectue de nombreuses et périlleuses missions de renseignement. A l'automne 1944, il rejoint Georges Lamarque dans l'est de la France, derrière les lignes allemandes. Des postes émetteurs doivent y être installés. Il arrive à Luze, près d'Héricourt le 8 septembre 1944 après avoir fait la route à bicyclette. Les renseignements recueillis jusqu'ici sur les événements tragiques de Luze au cours de la journée du 8 septembre font penser que le poste émetteur qi fonctionnait dans ce village depuis 8 jours a pu être repéré par radio-goniométrie. Le village a été occupé par un important contingent de troupes ukrainiennes vers 9 heures du matin. Georges Lamarque, Louis, et le radio Clément Defer ont décidé de ne pas tenter de s'échapper de Luze mais au contraire de rester tous les trois réunis dans une pièce de la maison de madame Steib, qui hébergeait et nourrissait le groupe depuis 8 jours. A 15 heures, un détachement de la Gestapo a cerné la maison et les a fait prisonniers. Ils ont été tous les trois interrogés jusqu'à 20 heures puis emmenés dans un verger voisin où ils ont été fusillés. La maison dans laquelle ils habitaient a été immédiatement brûlée. Les habitants du villages dans leur ensemble considèrent que les trois hommes se sotn volontairement laissé prendre pour éviter que tout le village ne soit incendié et ses habitants tous fusillés. Ces derniers ont pour leur mémoire un véritable culte et ont demandé que leurs corps restent sur le territoire de la commune. Les Allemands ont interdit à quiconque d'approcher de leur tombe déclarant que des mines avaient été placées à proximité. De fait, au début de décembre, deux militaires qui passaient à l'endroit même de la fusillade ont été tués par l'éclatement d'une mine. Source: Ministère de la Défense
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